« Salope fascisante  » : Marine Le Pen déboutée


Les faits

Nicolas Bedos, dans une « Chronique mythomane » publiée dans le journal « Marianne », a critiqué les prises de positions politiques de Claude Guéant en ce qu’elles se confondraient avec celles de Marine Le Pen. En les termes suivants

« Mardi. Les soldes continuent au ministère de l’Intérieur. Guéant annonce, en se frottant les chiffres, la grande liquidation de tous ces Nègres égarés ; ces Roms qui font bronzer leurs jambes amputées aux feux rouges de l’avenue Foch et autres Bicots en vacances prolongées. Aux esprits sensibles (ceux de la gauche infirmière-Suicidaire dont je suis) qui estiment que c’est en larmes -et non en rut- que Guéant aurait dû exhiber son « record » de 32912 âmes expulsées en 2011, la droit répond ainsi lutter contre la montée de l’extrême-droite. « Ne laissons pas le terrain à Marine, la VRAIE méchante. » Pas faux. Moi-même, s’il m’arrive de violenter sexuellement quelques pucelles de 14 ans, c’est pour ne pas laisser ce plaisir à un VRAI pédophile! (Faudra que je pense à supprimer cette phrase.) Sauf que personne n’empêchera quelques idéalistes rigides de penser qu’à force de singer la salope fascisante celle-ci est déjà au pouvoir : oui elle porte des lunettes d’inspecteur des impôts, une tête de bite sous Prozac et on l’appelle Claude Guéant »

Marine Le Pen a estimé que le terme « salope » est injurieux.

Procédures

Maurice Szafran (directeur de publication du Magazine Marianne) et Nicolas Bedos ont été poursuivis, respectivement, pour des faits d’injure publique envers un particulier et pour complicité des faits d’injure publique envers un particulier.

Ils ont été relaxés par le TGI de Paris

Marine Le Pen a interjeté appel.

La décision

Tout d’abord, la CA de Paris rappelle qu’en l’absence d’appel du Parquet, la relaxe prononcée à l’égard de Nicolas Bedos et Maurice Szafran est définitive. Et que la saisine de la cour est donc « limitée à l’appréciation des conséquences éventuellement dommageables des propos poursuivis. »

Ensuite, elle estime que l’injure intervient dans le cadre d’une polémique politique qui « justifie les franchises rappelées par le premier juge »

Elle confirme donc la décision de la 17 e chambre.

Lire la décision – Bedos c. Le Pen